10 mai
2012

Rhymin’ & Stealin’ (fair use)

MCA à peine parti foutre le bordel au paradis du hiphop, TufAmerica accuse les Beastie d’avoir volé la ligne de batterie du morceau Drop The Bomb du groupe Trouble Funk pour leur tube The New Style. TufAmerica accuse également le groupe d’avoir volé des riffs de guitares et carrément plagié le titre Say What de Trouble Funk, pour leur chanson Shadrach.Tous ces titres sont sortis sur Licensed to Ill et Paul’s Boutique en 1986 et 1989…


Beastie Boys – Rhymin Stealin par Mouss2007

« Un collage, un bon collage, est quelque chose de nouveau, même si ses éléments ne le sont pas. »
— Alvin Toffler

Les samples de Beastie boys

29 avr
2012

Yat-kha

Démenti.
Des pseudo-bloggeurs peu scrupuleux ont cru bon d’annoncer prématurément le décès tragique d’un confrère castoridae. Ma pomme en l’occurrence. Je tiens aujourd’hui à m’insurger fermement : je m’insurge fermement !

Sous couvert de quelques railleries astucieuses, de bons mots facétieux, certains enterrent un peu trop facilement celui qu’ils estiment peut-être incarner leur maitre à penser, tout simplement. Peut être, espèrent-ils un jour occuper cette place qu’ils convoitent secrètement ?

Et bien, non. Si je ne suis pas passé de vie à trépas, c’est tout simplement que j’ai été pris dans un tourbillon. Un tourbillon mélomaniac, une boulimie insatiable me faisant passer par tant de styles musicaux que j’en eusse perdu le sens des réalités. Je me suis réveillé hagard, l’œil torve, fébrile, mais heureux de tant d’accords distordus et autres déflagrations guitaristiques. Et voilà qu’on m’offre le triste spectacle de vos tronches de beignets avariés quémandant quelque obole.

Alors, c’est ça ?
vous en voulez encore ?

Du proto-punk alternatif, du speed’n roll gériatrique, du southern’rock eunuque et autre psychobilly luxembourgeois ? Vous voulez tout ça bande de petites gourmandes ?
Sachez que si je n’ai pas hiberné cet hiver, je n’en ai pas plus perdu ce besoin tenace de vous, je cite, « pisser à la raie, bien profond » (Alain Chabat, 1992).

C’est pourquoi j’estime qu’il est grand temps de vous parler de la république du Touva.

La République de Touva est une république de la Fédération de Russie située à l’extrême sud de la Sibérie et a pour pays frontaliers la République de l’Altaï à l’ouest, la République de Khakassie, le krai de Krasnoïarsk et l’oblast d’Irkoutsk au nord, la République de Bouriatie à l’est et la Mongolie au sud. Ne vérifiez pas, tout est vrai.

Certes, je n’ai pas fait tout ce chemin pour vous parler du Touva, mais bel et bien de musique. Plus particulièrement d’une formation légendaire issue de ce petit pays : Yat Kha

Prenante, trippante, belle, magique, dépaysante, on pourrait qualifier la musique de Yat Kha comme un mélange de chants chamaniques et de rock.
Une particularité, Yat-Kha maîtrise le khöömei, une technique mongole de chant diphonique permettant de tenir deux notes à la fois : une note grave venue de la gorge et une note aiguë venue du nez. L’effet obtenu est tout simplement zénorme.

Découvert il y a quelques années, le hasard m’a fait replongé en 2012, dans un besoin de calme, d’une pause (et d’un kit-kat).


Je vous incite vivement à vous jeter sur deux albums :
Dalai Beldiri (1999) et Aldyn Dashka (2000)

Dans les années 80, on aurait appelé ça de la « world musique ».
Dans les années 2000, « musique » suffisait.


26 avr
2012

En vrac: Oraison funèbre, vain génie et franche poilade.

Mardi 14 Avril 2025 15h23, Paroisse de Sainte Wonder Woman (autrefois saint Glandgland). Temps plutôt ensoleillé, peu nuageux donc, léger vent de Sud/ Sud-Ouest, température 21° C.

« Mike Brandt. Cloclo. C.Jérome. Et maintenant toi, Castor.

Lorsqu’un bon gars vient à disparaître, il est impossible de se résoudre à son absence, tant sa lumière nous imprègne quotidiennement. Un morceau de lui nous appartient, son existence est nôtre. Et puis voilà qu’ on nous en ampute. On se sent comme Gary Coleman sans ses reins: Tout petit  tout rabougri, tout misérable. Ou comme ce type avec son bon vieux Hard-Fm…

« Mais qu’est-ce que tu me wacontes-là? ». Eh bien qu’il est crevé l’animal. Et il nous faut l’accepter. Evidemment, on rit encore pour des bêtises comme des enfants, mais pas comme avant. Non, pas comme avant. Le Rongeur a rejoint Pollux tout là-haut bien au-delà de l’ Univers tangible (et putain, à des années-lumières de ta connerie,toi là-bas, le binoclard à bouclettes).  Mais rappelons-nous  ensemble le meilleur de sa vie  le Maxi-Best-of, la Compil qui tombe pile du Bouffeur d’ écorce.

Un beau jour, alors qu’il n’a que 12 ans, le poster géant de Wham qu’il a fixé sur le mur en face de son lit s’adresse littéralement à lui. D’une voix douce, teinte de gourmandise, George Michael lui souffle: « Eh bien, eh bien, joli garçonnet?  Tu sembles t’ennuyer dis-donc! Allez prends ton baluchon, parcours le monde et rejoins-moi que je te fasse sauter sur mes genoux! Mais surtout, réveille-moi avant qu’tu pa-artes! ».
Il s’exécute, prend la poudre d’escampette en quête de liberté, d’ inspiration et des genoux à George. Sur son chemin, notre ami poilu se prend à rêver d’ étoiles, de célébrité facile, d’alcool de drogues et de putes à gogo. Alors, Dieu, dans sa miraculeuse générosité, décide de lui filer un coup de main. A l’orée d’une forêt de chênes longée par le Mississippi, pas si loin à l’Ouest de Brive-la-Gaillarde, alors qu’il n’arrive toujours pas à siffloter à cause de ses dents trop longues, Castor croise la route d’un huluberlu qui l’initie au rock en se la racontant un maximum malgré son allure de grand crétin. C’est la révélation. La musique sera le médium de la bestiole et la gloire, son inaccessible amour. Mais l’euphorie s’estompe bien vite lorsque les difficultés apparaissent. Le fantasme aérien de grandeur engendre dans sa triste agonie la carcasse concrète et lourde de la réalité. Combien de tomates ramassées dans la gueule à défaut de tomber dans l’estomac? Combien de coups de pieds au cul, de talons sur sa queue plate, de railleries d’ivrognes imbéciles? Combien de nuits glacées passées dehors recroquevillé comme une araignée pitoyable, dans les odeurs de pisses de marins trop saouls, à maudire George et à l’implorer à la fois? Non, il n’y aurait jamais « d’à dada sur mon bidet », pas plus que de salopes frottant leurs culs avides sur le lustre de sa guitare maintenant toute pourrie.
Et puis vient cette nuit de Noel qui ressemble au coup d’épée dans la nuque du taureau. Un certain Mr Ingalls de Salon-de-Provence dans le Nebraska lui accorde la chaleur de sa demeure, et quatre bouts de pain. Là, notre héros fait la connaissance de trois frères au talent si extraordinaire qu’il décide de jeter son rêve au panier non sans ricanner sous cape: et oui, à quoi bon être un surdoué du banjo quand tout le monde s’en cogne de la Country?

YYYYYYYYYYIIIIIIIIIIAAAAAHOUHOUHOUUUUUUUH!!!!!

Filez-moi un chapeau que j’le jette par-terre et un saloon à dévaster, putain!


Bref, Castor fait reprendre à son existence un cours plus normal, se consacrant à sa famille  et à son travail de bûcheron. La raison l’a emporté sur le Rock n’roll. Et c’est cette même raison qui le précipite vers cette mort à la con:


Dans la vie, l’ironie peut  parfois avoir des allures de grosse pute.

Paix à ton âme, Castor. »


21 fév
2012

« Crève charogne! » ou l’inavouable fantasme écolo

Plus jeune, je me voulais Humaniste, je m’imaginais Citoyen du Monde.

J’me voyais bien trimballer des sacs de riz avec Kouchner, serrer 150 paluches à la minute avec Chirac, scander la paix et l’amour avec Bono, bref, vivre en héros parmi les héros

Et puis… Et puis j’ai joué à ce mignon ptit jeu.  J’ai alors découvert que j’étais vachement plus efficace dans l’éradication de la masse que dans sa préservation.


6 fév
2012

Hanni El Khatib

Le mec se pointe.
Il a une trentaine d’années. A moitié palestinien, à moitié philippin… 100% ricain.
Il a gueule de beau gosse et, comme titi, est gominé.
A la base son truc, c’est le streetwear …et c’est aussi le skate, là-bas, en Californie : Tatouages, soleil et « west coast way of life ».
Un beau jour, il prend sa gratte et pose sa voix de rockeur dessus.
Et ça donne ce rock un peu garage, celui qui se pose au coin de la rue et qui sent le cambouis. Ce rock mythique, un peu old school mais toujours un peu crade au fond. Celui des stations service, ce rock qui est resté au soleil et qui t’a donné de la fièvre.
Alors si tu cherches un peu, tu vas voir que ça fait des mois que tout le monde se paluche sur Hanni El Khatib criant à la résurrection du King. Certains évoquent même « le sauveur du rock ».
Mais j’ai la ferme impression que le rock aimerait qu’on lui foute la paix au lieu d’être sauvé (rappelons que le rock à déjà été sauvé 127 fois environ), qu’Elvis n’est pas mort et qu’il fini ses jours en étant le sosie d’Elvis sur des bateaux pour Costa Croisière.
Nan … mais soyons sérieux, si on s’en foutait un peu de tout ça ?
Laisse tomber la prose et écoute.

http://www.hannielkhatib.com/
Album : « Will the Guns Come Out » (2011)

25 jan
2012

J’ai pas d’idées

Outre son lot de rimes plus ou moins foireuses, 2012, comme chaque année, nous propose de rembobiner le bordel de nos existences pour repartir sur de vains espoirs, des promesses qu’on ne tiendra pas. En ce qui me concerne, 2012 rime avec « j’en sais foutre rien ». J’ai toujours pas d’idées fantastiques pour ce blog. Les mois passent et toujours rien. Pas un jour sans que le vide entre mes deux oreilles ne se fasse plus préoccupant.  Quotidiennement j’hèle l’idée comme un taxi New-yorkais (« Hep, l’idée! »), mais mon cri résonne  à travers une usine désaffectée. Du coup j’ai plus d’autre choix que de piocher dans mon autobiographie pour espérer quoi? Au mieux un +1  qui veut rien dire dans les commentaires?

Tant pis. Allons-y.

Je vous ai déjà raconté l’étonnante histoire de mon frère? Non? Eh bien voilà. Tout commença il y a environ 20 ans. A l’époque, mon frère ruminait pas mal. Il constatait jour après jour son quotidien grisâtre, son destin sans gloire, bref, il s’emmerdait ferme. Parce qu’il rêvait d’ailleurs, de lointain et parce que, pour des raisons farfelues, il admirait Michel Creton dans « Les Morfalous », il s’engagea dans l’armée puis pour les Casques Bleus et fut envoyé en « protecteur de la population » pendant le conflit Serbo-Croate. On dit d’un jeune adulte qu’il ne réfléchit pas, qu’il court tout azimut dans la vie comme un clébard par jour de grand vent. Mon frère était de cette race et il plongea donc corps et âme, les yeux fermés dans cette tragédie humaine. Son expérience  le traumatisa à un point tel qu’à son retour, par un incompréhensible mécanisme inconscient , ni une ni deux, comme ça, mon frère décida de devenir ma soeur. Il prit le premier vol pour Denver  y rencontrer le professeur Tenenbaum qui, moyennant 250.000 dollars, lui promettait un corps de bombasse,  Monica Bellucci modèle 1995 parée d’or et de rubis.  Il est  communément admis (pour les programmes télés spectaculairement médiocres en tout cas) que pour financer leur métamorphose, les transexuels ont recours à la prostitution et/ou au freak porn. Pas mon fr.., pas ma so…, enfin, pas mon freur. Garçonnet, ma soère a toujours fait montre d’une moralité exemplaire pour la paroisse de Saint Glangland. Non, il ne vendrait pas son cul au sens propre. Il aurait une idée bien meilleure et noble: fort de son expérience de combattant, il proposerait aux Américains de l’employer à botter le derrière des syndicats d’ouvriers qui ouvriraient leur gueule un peu trop en grand.

Elle est bonne mon frère, non?

Voilà, voilà. Quand j’vous disais que j’avais pas d’idées…

Bonne année.

23 jan
2012

La fin de l’espece

Nouvel album Klub des loosers, le 05 mars : La fin de l’espèce (Cd/Lp)

Klub des Loosers – L’Indien from Klub des Loosers on Vimeo.

13 jan
2012

13012012


7 déc
2011

Bande de Shamo !

Vu à la Xrousse:

Oui, c’est un camion.

6 déc
2011

zazuffit !

A travers ce poème je veux te rendre hommage
Toi, la serpillière, soi-disant sans maison
Si ton ramage se rapporte à ton plumage
Tu ne vois donc pas que tu fais peur aux pigeons ?

A l’entrée d’un concert tu m’as interpellé
A ta main gauche pendait un bâtard dégarni
A ta main droite, une bière tiède et bon marché
Tu pleurais, aux chiens, l’accès était interdit

Et malgré tout cela, t’as voulu me parler
Tu m’as dit quelques mots qui m’ont marqués à vie
« Kénemeufréé clope ouyien kekzeuros-pour-rentrer ? »
J’ai vu que j’avais affaire alors à un érudit

J’ai souri gentiment en gardant une contenance
Car sous tes fringues hideuses aux couleurs dégueulasses
Des effluves de poney atteint d’incontinence
Couvraient presque entièrement des relents de vinasse

Ne crie pas au scandale, c’est pas de l’acharnement
C’est juste tombé sur toi, c’est gratuit, ça devrait t’plaire
J’en ai autant pour les goths ou bien les étudiants
Les motards, les pompiers, les roux, la belle affaire !

Tu me parles de cette société qui te brise les ailes
De dame nature qui souffre, et de ta liberté
Tu nous brises autre chose, arrête ta ritournelle
Rentre donc chez ta mère, elle t’a fait de la purée.